A propos

Céline prend une pleine poignée de pierres
dans le jardin et les jette sur la feuille.
Que reste t-il ?
Qu’en reste t-il ?
L’espace littéral de la feuille accueille les pierres qui s’écoulent une à une, puis roulent et se figent sur ce terrain de jeu.
Un jet de pierre, un coup de dé… une forme se crée qui secrète un contour, un nombre de pas, une succession de satellites qui gravite, qui écrit le plan abstrait d’une carte au trésor qui ne mènera nulle part puisque le but, c’est le chemin.

herbe du chemin
La feuille accueille bien plus qu’une impression.
Elle fixe l’aura comme la plaque photographique
Un herbier radical
Une impression muette
Dans le dessin de la feuille,
un monde est reproduit et reproduit un monde
d’artères, en vénules… des nervures.

BlogCounter